Foire aux questions

Le projet

Mais c’est quoi exactement ce projet ?
Que trouvera-t-on aux Greniers de Vineuil ?
Comment est-ce que ça va fonctionner tout ça ?
Pourquoi monter ce projet ?
Pourquoi créer une coopérative ?
Qui sont les porteurs du projet ?
Qui participera au projet ?
Y aura-t-il des salariés ?

La SCIC

Qu’est-ce qu’une SCIC ?
Comment est-ce que ça fonctionne ?
Qui seront les sociétaires ?

Les finances

Quel est le coût du projet ?
Pourquoi acheter les Greniers de Vineuil ?
Pourquoi solliciter les citoyens et les acteurs locaux ?
Y aura-t-il des subventions ?
Quels seront les revenus de la coopérative ?

La souscription

A quoi va servir l’argent collecté ?
A quoi ma souscription m’engage-t-elle ?
A quoi ma souscription me donne droit ?
Est-ce que je pourrai revendre mes parts sociales ?
Que vont me rapporter mes parts sociales ?
Que deviennent mes parts sociales en cas de faillite de la société ?
Des collectivités locales seront elles sociétaires ?

Les a priori

Je ne reverrai jamais mon argent.
Je risque de devoir rembourser les dettes de la coopérative.
Lorsqu’il y aura des travaux importants à faire (toiture), on va me demander à nouveau de l’argent.
Les projets coopératifs, ça ne fonctionne jamais.
Le coût du projet est beaucoup trop élevé.
Le projet ne peut pas être rentable.
Le projet est trop complexe, il implique trop de compétences différentes.
Les Greniers de Vineuil vont faire concurrence aux commerçants du bourg de Vineuil.

Le projet

Mais c’est quoi exactement ce projet ?

Le projet des Greniers de Vineuil consiste à acquérir collectivement la bâtisse bien connue du même nom pour en faire un lieu de vie convivial qui fera la part belle à nos savoir-faire locaux dans le domaine de l’artisanat, de l’art et de la gastronomie.

Que trouvera-t-on aux Greniers de Vineuil ?

Un écosystème d’activités regroupant de l’hébergement, de la restauration, un magasin de producteurs, une galerie d’art et d’artisanat, des espaces dédiés au co-working, à la formation, aux associations. Et ponctuellement, des concerts, des spectacles, des formations, des conférences…

Comment est-ce que ça va fonctionner tout ça ?

Plusieurs acteurs se partageront le lieu, chacun restant autonome dans la gestion de son activité. Certains seront présents de façon permanente, d’autres plus ponctuellement.

  • Des restaurateurs s’occuperont du salon de thé et du restaurant
  • Des producteurs s’occuperont du magasin de produits locaux
  • Des artistes et des artisans d’art s’occuperont de la galerie d’art et d’artisanat

Les salariés de la coopérative s’occuperont d’organiser les locations ponctuelles d’espaces (formation, animations, concerts, spectacles) et gèreront les chambres d’hôte. Ils auront également en charge l’aménagement et la décoration du lieu avec, entre autres, des œuvres d’artisans et d’artistes locaux.

Pourquoi monter ce projet ?

La motivation première du projet est de mettre en lumière des producteurs, artisans et artistes locaux qui sont aujourd’hui peu connu et de ce fait peine à vivre correctement de leur activité.

Les Greniers de Vineuil sont le lieu idéal pour mettre en valeur leurs talents et permettre aux habitants du Pays des Châteaux (Agglopolys, communauté de communes Grand Chambord et communauté de communes Beauce Val de Loire) de venir à leur rencontre.

Pourquoi créer une coopérative ?

Ce projet est fondamentalement collectif. Il regroupe tout un tas d’acteurs différents : producteurs, artisans, artistes, citoyens, collectivités. Dans ce contexte, la forme coopérative s’impose d’elle-même. Elle offre à tous l’opportunité de participer au projet et d’en être décisionnaire. En plus, elle assure le respect de certaines valeurs fondamentales : la gestion démocratique, le multi-sociétariat et une lucrativité limitée.

Qui sont les porteurs du projet ?

Les initiateurs du projet sont Arnaud Séné, ébéniste à Huisseau-sur-Cosson, et Christelle Faucheux-Lamine, ancienne commerçante de Vineuil. Ils ont rapidement été rejoints par plusieurs acteurs locaux. Aujourd’hui, un collectif d’une quinzaine de personnes porte le projet.

Qui participera au projet ?

Tout le monde ou presque peut participer au projet. Que l’on soit simple citoyen, artisan, artiste, association, entreprise, collectivité, on peut devenir sociétaire de la coopérative. A partir de là, on peut participer aux décisions prises en assemblée générale. Les plus motivés pourront même postuler pour être élus membre du comité coopératif ou même président de la coopérative.

Y aura-t-il des salariés ?

La coopérative emploiera 2 salariés qui seront les permanents du lieu. Ils s’occuperont des locations ponctuelles d’espaces (dont les chambres d’hôte) et gèreront également l’aménagement et la décoration du lieu.

La SCIC

Qu’est-ce qu’une SCIC ?

Une SCIC est une Société Coopérative d’Intérêt Collectif. Ce statut a été créé en 2001 et se développe petit à petit depuis. Il en existe plus de 600 en France qui emploient près de 5 000 salariés. Récemment, un collectif a choisi ce statut pour le rachat participatif du Bateau Ivre, une salle de spectacle de Tours. Beaucoup de tiers-lieux ou lieux alternatifs choisissent ce type de structure coopérative.

Une SCIC est également une société commerciale au sens du code du commerce. Ainsi, la SCIC Les Greniers de Vineuil sera une SAS à capital variable. Elle sera donc régie à la fois par les règles s’appliquant aux SCIC et par celle s’appliquant aux SAS.

Comment est-ce que ça fonctionne ?

Une SCIC a un fonctionnement pas très éloigné de celui d’une entreprise. La coopérative des Greniers de Vineuil sera dirigée par un Président qui sera assisté d’un comité coopératif (l’équivalent d’un conseil d’administration). Président et comité coopératif assurent la gestion courante de la coopérative. Chaque année, les sociétaires sont réunis en assemblée générale pour valider la gestion de la coopérative et élire leur président ou les membres du comité coopératif lorsque leurs mandats arrivent à leurs fins.

Qui seront les sociétaires ?

Tout le monde peut être sociétaire : acteurs locaux, citoyens, collectivités. Même les mineurs peuvent devenir sociétaires. Dans ce cas, ils participent à la vie de la coopérative par l’intermédiaire de leurs représentants légaux. Pour devenir sociétaire, il suffit d’acquérir une part sociale au minimum.
Chaque sociétaire dispose d’une voix en assemblée générale, quelle que soit le nombre de parts sociales détenues.

Les finances

Quel est le coût du projet ?

Le budget global du projet est de 650 000 € : 525 000 € pour l’achat de la bâtisse et 125 000 € pour les travaux d’aménagement.

Pourquoi acheter les Greniers de Vineuil ?

Les Greniers de Vineuil ont été mis en vente par les propriétaires actuels. S’ils deviennent la propriété d’un particulier ou d’un promoteur, ils resteront fermés au public. Au contraire, si un collectif de citoyens (réunis en coopérative par exemple) en devient propriétaire, nous pourrons tous continuer à profiter de ce lieu magique.

Pourquoi solliciter les citoyens et les acteurs locaux ?

Pour obtenir le prêt bancaire nécessaire au financement du projet, les banquiers nous demandent de réunir un apport de minimum 150 000 €. Les porteurs du projet étant loin de pouvoir réunir cette somme, ils ont décidé de solliciter citoyens et acteurs locaux pour les soutenir.

Y aura-t-il des subventions ?

Des subventions régionales et européennes sont espérées. Ces aides ne peuvent pas servir à financer un achat de bien immobilier. En revanche, elles pourront servir à financer le fonctionnement du lieu en phase de lancement. Quoi qu’il arrive, le projet est économiquement viable même sans subventions.

Quels seront les revenus de la coopérative ?

Les revenus de la coopérative proviendront :

  • De la location des chambres d’hôte
  • De la location permanente des espaces de restauration et magasin
  • De la location ponctuelle d’espaces pour des formations, spectacles, concerts…

Ces revenus permettront de rémunérer les salariés de la coopérative et de rembourser l’emprunt bancaire contracté pour l’achat de la bâtisse et son aménagement.

La souscription

A quoi va servir l’argent collecté ?

Les souscriptions constitueront le capital de la coopérative. Elles constitueront également l’apport monétaire indispensable à l’obtention du prêt bancaire qui permettra l’acquisition de la bâtisse.

A quoi ma souscription m’engage-t-elle ?

En souscrivant vous devenez sociétaire de la coopérative. A ce titre, comme tout actionnaire d’une société commerciale à responsabilité limitée, vous serez responsable des dettes de la coopérative à hauteur de votre apport. Concrètement, cela signifie qu’au cas où la coopérative dépose le bilan et ne soit pas en mesure de payer ses dettes, vous risquez de ne jamais récupérer votre apport. En revanche, il ne pourra jamais vous être demandé davantage d’argent, par exemple pour éponger les dettes de la coopérative.
Le risque que vous prenez est donc limité à votre apport (au capital de la société) et rien de plus.

A quoi ma souscription me donne droit ?

En tant que sociétaire, vous pourrez participer aux assemblées générales de la coopérative. A cette occasion, vous pourrez valider ou non la gestion de la coopérative, soumettre des questions, décider du devenir des bénéfices, élire le président de la coopérative et les membres du comité coopératif.

Comme pour toute société commerciale, si l’assemblée générale décide de la distribution de dividendes, vous recevrez un montant proportionnel aux nombre de parts détenues.

Est-ce que je pourrai revendre mes parts sociales ?

Les parts sociales des SCIC ne sont pas cessibles. En revanche, vous pouvez à tout moment en demander le remboursement total ou partiel. Dans ce cas, la coopérative à l’obligation de procéder au remboursement dans les conditions définies par ses statuts. Les parts sociales sont remboursées à leur prix d’achat (50 €) sans aucune plus-value.

Que vont me rapporter mes parts sociales ?

Les parts sociales donnent droit à versement de dividendes dès lors que l’assemblée générale des sociétaires décide d’en distribuer. Les dividendes sont partagés proportionnellement au nombre de parts détenues.

Que deviennent mes parts sociales en cas de faillite de la société ?

Si la coopérative dépose le bilan, les parts sociales seront remboursées aux sociétaires après que toutes les autres dettes de la coopérative aient été payées. S’il ne reste pas suffisamment d’argent après cet apurement des dettes de la coopérative, elle ne sera plus en mesure de rembourser les parts sociales en totalité. Il se peut donc que vous ne récupériez pas votre argent.

Des collectivités locales seront elles sociétaires ?

Les collectivités peuvent souscrire à une SCIC. La municipalité, les communautés de commune, le département, la région ont été approchées pour soutenir le projet.

Les a priori

Je ne reverrai jamais mon argent.

FAUX. Sauf à ce que la coopérative fasse faillite, il n’y a aucune raison que vous ne récupériez pas votre argent. Tout sociétaire peut demander quand il le souhaite le remboursement total ou partiel de ses parts sociales dans les conditions définies par les statuts. Bien que cette possibilité existe, il faut bien être conscient que la prise de participation au capital d’une société n’est pas un investissement à court terme. Cela n’aurait pas de sens de demander le remboursement de vos parts au bout d’un ou deux ans. D’ailleurs, pour bénéficier de la réduction d’impôts pour souscription au capital d’une société non cotée en bourse, vous devez conserver vos parts pendant 5 ans.

Je risque de devoir rembourser les dettes de la coopérative.

FAUX. En souscrivant, vous devenez actionnaire d’une société à responsabilité limitée. Cela signifie que vous serez responsable des dettes de la société à hauteur de votre apport. Autrement dit, il se peut qu’en cas de faillite vous ne récupériez pas votre argent, mais il ne pourra jamais vous être demandé d’en verser d’avantage.

Lorsqu’il y aura des travaux importants à faire (toiture), on va me demander à nouveau de l’argent.

FAUX. Il se peut que la coopérative fasse à nouveau appel aux citoyens pour financer un nouveau projet ou des travaux importants, mais à aucun moment il ne pourra vous être demandé de verser davantage d’argent. Tout versement d’argent ne peut se faire que dans le cadre d’une souscription de parts sociales et cette souscription ne peut avoir lieu que sur la base du volontariat.

Les projets coopératifs, ça ne fonctionne jamais.

FAUX. Au contraire, les coopératives sont statistiquement plus pérennes que les autres entreprises. En France, les Scop (Société coopérative de production)et les Scic ont un taux de pérennité à 5 ans de 66 % contre 60 % pour les autres entreprises.

Le coût du projet est beaucoup trop élevé.

FAUX. 650 000 €, c’est un nombre qui peut impressionner.
Ce budget se réparti en 490 000 € pour l’achat de la bâtisse, 35 000 € de frais de notaire et 125 000 € de travaux. Concernant l’achat de la bâtisse, le prix ramené au m2 est de 816 €, sachant qu’il s’agit d’un ancien relais de poste du XVIème entièrement rénové dans les années 1970. Peut-on vraiment considérer que c’est trop cher quand le prix moyen au m2 pour une maison à Vineuil s’établit à 1 550 €/m2.
Concernant les travaux, il s’agit d’installer une cuisine professionnelle, de nouveaux sanitaires, de ré-agencer les espaces intérieurs et de rénover une partie de la toiture. Le budget de 125 000 € qui a été établit avec des professionnels est tout à fait raisonnable au regard de l’ampleur des travaux à effectuer.

Le projet ne peut pas être rentable.

FAUX. Un plan de financement a été établit et validé par un expert-comptable. Il a été voulu volontairement pessimiste, c’est-à-dire qu’il minimise les revenus et maximise les charges. Pourtant, il établit que les revenus liés à la location des chambres d’hôte et des différents espaces seront suffisants pour équilibrer les charges de la coopérative (en premier lieu la rémunération du personnel et le remboursement de l’emprunt bancaire).

Le projet est trop complexe, il implique trop de compétences différentes.

FAUX. Certes le projet revêt une certaine complexité : de nombreuses activités dans un même lieu, certaines pérennes d’autres ponctuelles, assurées par des plusieurs acteurs à des moments différents. Le rôle de la coopérative sera de choisir les acteurs du lieu et de coordonner leurs activités, mais en aucun cas de piloter l’activité de chacun. Chaque producteur, commerçant, artisan, artiste restera autonome dans son activité dans le respect des valeurs de la coopérative et de sa charte éthique.

Les Greniers de Vineuil vont faire concurrence aux commerçants du bourg de Vineuil.

FAUX. Certes, il y aura une offre de restauration aux Greniers de Vineuil, mais très différente de celle proposée dans le bourg. De plus, les Greniers pourront être ponctuellement utilisés par les artisans des métiers de bouche de Vineuil pour organiser des événements (par exemple des repas thématiques). Concernant le salon de thé, il proposera un concept beaucoup plus familiale que celui des bars existants à Vineuil. Il n’y a donc pas lieu de craindre une concurrence supplémentaire.
En revanche, l’attrait touristique que représenteront les Greniers et le passage qu’ils génèreront devraient rejaillir sur tous les commerçants de la commune. Les Greniers de Vineuil auront aussi pour rôle de promouvoir le commerce de proximité.

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